Respecter son cycle
Le cycle menstruel est incroyablement bien fait
On vit dans un monde qui valorise le toujours plus : plus productive, plus rapide, plus disponible, plus performante.
Sauf que… notre corps, lui, fonctionne autrement.
Le cycle menstruel est incroyablement bien fait. Il n’est pas aléatoire, ni capricieux, ni une malédiction mensuelle envoyée pour tester notre patience. Il suit un rythme précis, intelligent, avec un temps pour chaque chose.
Quand on commence à l’observer, tout devient plus clair.
Les menstruations : un temps pour se reposer, relâcher, intégrer.
La phase folliculaire : l’énergie revient doucement, on organise, on planifie, on remet du mouvement.
La phase ovulatoire : on rayonne, on crée, on passe à l’action, on est à fond.
La phase lutéale : on ralentit, on fait le tri, on ajuste, on revient vers soi.
Quand on suit ce rythme… on flow.
Quand on essaie de faire rentrer des ronds dans des carrés, autrement dit vivre à contre-courant de notre énergie, là, ça peut piquer un peu.
Spoiler : je viens d’en faire l’expérience très concrètement.
Les menstruations : le grand nettoyage intérieur
Les premiers jours des règles sont probablement les plus sous-estimés de tout le cycle.
C’est pourtant là que se joue une grande partie du reset physique et émotionnel. Le corps nettoie, libère, relâche ce qui s’est accumulé pendant tout le cycle, et même parfois bien avant.
C’est un peu comme un deuil intérieur mensuel, un moment où quelque chose se termine pour laisser la place au nouveau.
Imaginez le grand ménage de votre appartement une fois par mois.
Quand vous le faites, tout respire.
Quand vous le sautez… bon, c’est vivable, mais une légère ambiance “chaussette oubliée + énergie stagnante” s’installe.
À l’intérieur, c’est pareil.
L’utérus, c’est un peu nos fondations internes, notre maison intérieure.
Si on ne crée pas l’espace pour ce nettoyage, on accumule. Et tôt ou tard, ça se ressent.
Quand on n’écoute pas… le corps parle plus fort
Lors de mon dernier cycle, j’ai décidé (consciemment ou pas) d’ignorer tous les signaux.
Phase lutéale (phase pré-menstruelle) ? Celle où il faudrait ralentir ?
Moi : sport intense, agenda rempli, vie sociale ++, couchers tardifs, écrans à outrance, un peu d’alcool, et une to-do list stressante à cocher en courant partout.
Je me disais : “C’est exceptionnel, ça va passer.”
Puis arrivent les menstruations… et au lieu de me poser, je continue.
Et en phase folliculaire (phase post-menstruelle), je repars encore plus fort.
Et là : BAM.
Dos bloqué.
Rideau.
Impossible de bouger, impossible de faire quoi que ce soit d’autre que… me reposer.
Exactement ce que j’aurais dû faire depuis le début.
Mon corps et mes émotions en avaient littéralement plein le dos.
Comme je n’écoutais pas les murmures, ils ont utilisé le mégaphone.
Le corps est intelligent (et parfois très ferme)
Le corps peut être incroyablement patient. Mais quand c’est trop, c’est trop.
La bonne nouvelle ? Il cherche toujours à nous ramener à l’équilibre.
La moins fun ? Parfois il le fait de manière… disons… très convaincante.
J’ai la chance que le mien réagisse vite et que la leçon puisse être intégrée dès le prochain cycle sans trop de dégâts.
Mais lorsque les signaux sont ignorés pendant longtemps, le réveil peut être plus brutal et la récupération plus longue.
Écouter avant que ça casse
On attend souvent d’être épuisée, bloquée ou débordée émotionnellement pour ralentir.
Alors qu’en réalité, il suffirait parfois simplement de suivre le rythme naturel déjà inscrit en nous.
Votre cycle n’est pas un obstacle à contourner.
C’est une boussole.
Et si vous n’êtes plus menstruée, bonne nouvelle : le cycle des lunes porte exactement les mêmes énergies. Votre corps continue de ressentir ces variations.
Au lieu de forcer votre corps à s’adapter au monde en permanence, essayez de vous adapter à lui.
Vous pourriez être surprise de la douceur qui apparaît.
Aujourd’hui, j’écris ces lignes toujours coincée au fond de mon canapé (merci la leçon), mais avec un encore plus grand respect pour le rythme de mon corps.
Alors vraiment, n’attendez pas que votre corps appuie sur le bouton stop pour entendre ses messages.
Votre rythme est votre allié.
Et apprendre à le respecter, c’est peut-être l’une des formes les plus puissantes de bienveillance envers soi.